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Archives de Tag: france

#47 L’ombre jaune

TITRE: L’ombre jaune

AUTEUR: Henri Vernes

L’ombre jaune fait partie de la série des aventures de Bob Morane. Bob Morane se rend à Londres pour rencontrer un ami. Il se retrouve mêlé malgré lui à un mystère: une série de meurtres et d’attentat perpétrée par un terroriste connu sous le nom de Ombre jaune. Aidé de son ami Ballantine, il aidera la police londonienne à enquêter sur le criminel.

Comme tout bon personnage principal de roman policier classique, Bob Morane est prodigieusement intelligent et plein de ressources, rien ne lui résiste. Il n’hésite pas à se battre contre l’équipe de meurtriers lancée à ses trousses, à braver les épreuves les plus exigeantes et même à s’engager dans un combat farouche contre l’Ombre jaune.

Il découvrira bien vite (en moins de 150 pages!), l’identité du criminel, mais il n’est pas au bout de ses peines. Heureusement, il est bien entouré et ses amis lui sauveront la vie plus d’une fois.

Une gentille série d’aventures bien classique et sans surprise où l’on va de cliché en cliché (devinez de quelle nationalité est l’Ombre jaune). Malgré tout, on se laisse emporter par la légèreté du récit et on veut connaître la suite. Pas un chef-d’oeuvre, mais agréable à lire. Parfait pour les jeunes.

#40 En finir avec Eddy Bellegueule

TITRE: En finir avec Eddy Bellegueule

AUTEUR: Édouard Louis

Ce livre est un roman autobiographique. On y raconte l’histoire d’Eddy Bellegueule, jeune français vivant en région dans une famille pauvre. Mais surtout, Eddy est homosexuel. Il parle donc des multiples difficultés qu’un enfant/adolescent vit. Sa famille, les autres enfants, tout le village fait grande affaire de ses manières efféminées. Le jeune homme vivra plusieurs difficiles épreuves notamment en étant victime de violence physique et psychologique.

Dans  le couloir  sont  apparus  deux  garçons, le premier, grand, aux cheveux roux, et l’autre, petit,au dos voûté. Le grand aux cheveux roux a craché Prends ça dans ta gueule.

Le crachat s’est écoulé lentement sur mon visage, jaune et épais, comme ces glaires sonores qui obstruent la gorge des personnes âgées ou des gens malades, à l’odeur forte et nauséabonde. Les rires aigus, stridents, des deux garçons Regarde il en a plein la gueule ce fils de pute. Il s’écoule de mon œil jusqu’à mes lèvres, jusqu’à entrer dans ma bouche. Je n’ose pas l’essuyer. Je pourrais le faire, il suffirait d’un revers de manche. Il suffirait d’une fraction de seconde, d’un geste minuscule pour que le crachat n’entre pas en contact avec mes lèvres, mais je ne le fais pas, de peur qu’ils se sentent offensés, de peur qu’ils s’énervent encore un peu plus.

L’univers qui est décrit est empli de misère, de racisme, homophobie, d’alcoolisme et de pauvreté (intellectuelle et financière). On sent que le livre est un moyen d’exprimer sa rage pour l’auteur. Les gens, les lieux, les expériences, tout est négatif.

J’ai senti leur haleine quand ils se sont approchés de moi, cette odeur de laitages pourris,d’animal mort. Les dents, comme les miennes, n’étaient probablement jamais lavées. Les mères du village ne tenaient pas beaucoup à l’hygiène dentaire de leurs enfants. Le dentiste coûtait trop cher et le manque d’argent finissait toujours par se transformer en choix. Les mères disaient De toute façon y a plus important dans la vie.

Édouard Louis aujourd’hui âgé de 21 ans connaît une certaine popularité avec son livre, notamment dans les milieux de lutte contre l’homophobie. Malheureusement, j’ai trouvé ce livre décevant. L’histoire semble se composer simplement d’un acharnement contre le milieu d’où l’auteur vient. Les termes employés sont très péjoratifs. Bien que Louis ait vraisemblablement tenté de construire le récit de manière objective (c’est ce qu’il dit en entrevue), l’ombre de la vengeance semble planer sur l’histoire.

Tout de même, le livre apporte un point de vue très personnel intéressant sur le sujet de l’homosexualité.

#22 De la part de la princesse morte

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TITRE: De la part de la princesse morte

AUTEURE: Kenizé Mourad

Ce pourrait être le début d’un conte ; c’est une histoire authentique qui commence en 1918 à la cour du dernier sultan de l’Empire ottoman. L’histoire débute à Istamboul où on rencontre la petite Selma, princesse ottomane. Dans la première partie, on en apprend plus sur le mode de vie de la famille de Selma qui vit dans la richesse et la prospérité. Leur vie sera bientôt bouleversée, car avec la fin de la Première Guerre mondiale, la Turquie qui était alliée avec l’Allemagne subit une invasion de la part de la France, l’Angleterre et la Grèce. Le climat devient alors très tendu et une révolte se prépare. Le pouvoir est repris par un jeune général qui décidera alors d’abolir le sultanat.

Selma et sa famille déménage alors au Liban. L’enfant vivra en exil avec sa mère Hatidjé Sultane, Zeynel leur fidèle eunuque et quelques domestiques. Elle grandit et devient une jeune femme dans la société mondaine de Beyrouth. Sa mère décide alors de la marier avec un jeure rajah indien. Elle partira donc vivre en Inde à Lucknow. On comprend qu’elle vit alors un énorme choc culturel, car bien qu’elle vive avec une famille musulmane, les us et coutumes de son nouveau pays son très différent du sien et elle a du mal à s’y habituer. L’Inde est alors aux prises avec d’importants problèmes entre musulmans, hindous et Anglais. Selma qui vient de tomber enceinte se voit donc forcée de se rendre en France, car l’Inde n’est plus sécuritaire.

À Paris, elle retrouvera sa liberté et fera la rencontre de tous les gens les plus importants de la ville. Elle accouchera d’une petite fille en plein Deuxième Guerre Mondiale.

L’auteure, Kenizé Mourad, est cette petite fille. Aujourd’hui journaliste et écrivaine connue, Mourad a cherché à reconstituer la vie de sa mère qui est certainement si extraordinaire qu’on la croirait inventée. Mais tout est vrai, les faits sont facilement vérifiables. Bien entendu, l’auteure a imaginé les conversations et certains détails.

Ce livre est fascinant, on se laisser absorber par l’histoire incroyable de la princesse Selma et on se prend à rêver d’Orient.

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