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Archives de Catégorie: book

Défi réussi!

Magic Book by MikoeleDéfi complété, réussi, 100%, youpi!

En janvier dernier, ma collègue Angèle m’avait fait remarqué que je lisais beaucoup et que je serais probablement capable de lire une livre par semaine. J’ai aimé l’idée et ai donc décidé de me lancer dans le grand défi lecture de l’année 2014. L’objectif: lire 52 livres durant l’année! Eh bien, je suis très fière d’annoncer que j’ai réussi!

Ce fut une année pleine de belles découvertes et je dois prendre un moment pour remercier mes pushers de livres: Louise, Diane et ma maman. Merci de m’avoir donné accès à vos bibliothèques et de m’avoir amené à lire des livres différents!

Certains d’entre vous le savent, ça n’a pas été facile. Effectivement, mon année a été entrecoupée par 5 opérations aux yeux qui m’ont obligé à prendre plusieurs jours de repos à chaque fois. En septembre, j’ai aussi recommencé les études. La gestion du temps a donc rendu mon défi un peu plus corsé!

En somme, une année bien spéciale:

40 livres en français (dont 14 québécois!)

8 en anglais

4 en espagnol

Je compte bien renouveler l’expérience en 2015, mais je suis à la recherche d’un nouveau défi. Avez-vous des idées?

p.s: les belles images proviennent du site Deviant Art, vous pouvez consulter le profil des artistes en cliquant sur les photos.

The Book by zancan

#52 La déesse des mouches à feu

TITRE: La déesse des mouches à feu

AUTEURE: Geneviève Pettersen

Premier roman de la blogueuse Madame Chose, de son vrai nom Geneviève Pettersen, La déesse des mouches à feu raconte l’histoire de Catherine, une adolescente vivant à Chicoutimi dans les années 1990. La jeune fille vit une période difficile où elle découvrira le sexe, la drogue, l’amour et la mort. Pettersen ne donne pas dans la dentelle! On sort complètement des clichés de livres pour adolescent; ici la vie est dure. Catherine fera ses premières expériences avec ses amis et elle devient vite accro à la mescaline. Ses parents ont perdus le contrôle…Les premiers baisers, le premier petit ami, les chicanes avec ses parents, Catherine vit amplement d’action pour remplir un roman!

Le plus intéressant de ce livre est le langage utilisé. En effet, l’auteur a insisté pour utiliser non seulement du français québécois, mais en plus elle emploie des expressions typiques de la région du Saguenay. Même moi, je ne comprenais pas toujours le sens complet des expressions! Mais on comprend toujours le contexte et l’idée générale. J’ai trouvé que cela a ajouté beaucoup de couleur à l’histoire. Sans jamais être vulgaire, on s’approche plutôt de la réalité, du parler quotidien des Québécois.

« En arrivant au chalet, je braillais pis j’étais bouette jusqu’aux genoux. J’étais fâchée après lui. Je l’ai traité de fou pis je lui ai dit qu’il était vraiment méchant. Mon père a pas pogné les nerfs. Il m’a dit de me résumer pis vite. J’étais plus une enfant pis fallait que je me comporte comme une adulte astheure pis que j’arrête de m’inventer des histoires. »

 » Le gars a eu l’air d’astucer que j’étais pas une pisseuse, pis il a mis le film dans un sac de plastique blanc avec Servidéo marqué en bleu dessus.  »

Un excellent roman à lire absolument! Ça finit bien l’année!

#51 The Beauty of Humanity Movement

TITRE: The Beauty of Humanity Movement

AUTEURE: Camilla Gibb

Ce livre raconte l’histoire d’un vieil homme surnommé Old Man Hung. Celui-ci tient une échoppe ambulante de pho, sorte de soupe typiquement vietnamienne. Son histoire est entremêlée avec celle de Tu, un jeune guide touristique de la ville de Hanoi, ainsi que celle de Maggie Ly, une jeune femme d’origine vietnamienne qui a grandie aux États-Unis.

Maggie revient au pays après la mort de sa mère pour en apprendre plus sur ces racines. Elle recherche désespérément de l’information à propos de son père, un artiste qui a connu la répression politique du gouvernement vietnamien envers les artistes. C’est ainsi qu’elle fera la connaissance de Hung et de Tu qui l’aideront à suivre les traces de son père. Elle apprend que celui-ci faisait partie d’un mouvement nommé The Beauty of Humanity Movement dans lequel des artistes nationaux publiaient des oeuvres pour donner leurs véritables opinions sur la situation au Vietnam malgré la censure.

L’auteure Camilla Gibb a su marier son style poétique avec l’histoire d’un pays marqué par les guerres et la pauvreté. Le récit à propos des trois personnages principaux semble être un prétexte pour aborder un sujet difficile; la répression des artistes, des homosexuels, des dissidents politiques, en fait de tous les gens différents ou en désaccord avec les politiques du gouvernement.

Un livre très intéressant qui apporte un lumière différente sur l’histoire du Vietnam. Dans un passage que j’ai beaucoup aimé, Tu explique à Maggie récemment arrivé au Vietnam que la fameuse guerre contre les Américains a en fait plus d’importance pour les États-Unis que pour eux. Ils ont été plus marqués par la répression politique que par cette guerre. Il est difficile de dire où s’arrête la réalité et où commence la fiction, mais le récit amène néanmoins un point de vue intéressant.

#50 Cantique des plaines

TITRE: Cantique des plaines

AUTEURE: Nancy Huston

Cantique des plaines est l’histoire de la famille Sterling. La narratrice, Paula, récupère le journal personnel de son grand-père Paddon suite à la mort de celui-ci. Malheureusement, plusieurs parties sont indéchiffrables. Paula décide donc d’imaginer la vie de son grand-père et de construire un récit autour des quelques éléments qu’elle a pu récupérer dans le journal.

Ancré dans la province canadienne de l’Alberta vers la fin du 19e siècle et le début du 20e, le récit nous transporte dans le Canada des cowboys et des indiens. Paddon est le fils de pionniers venus coloniser l’ouest du pays. Ils vivent sur une ferme au milieu des champs infinis. Il vivra une enfance pauvre, avec un père alcoolique. Il connaîtra même la première édition du fameux Stampede de Calgary! En vieillissant, Paddon devient enseignant, se marie et a 3 enfants. Sa petite-fille Paula imagine la vie familiale de l’époque. Le coeur de Paddon est chamboulé par la venue dans sa vie de Miranda, métis et mère monoparentale, qui deviendra sa maîtresse.

« Meurtri par les attentions de ton père en ces fins d’après-midi pénibles, tu attendais avec impatience que la voix de ta mère décrive son arc au dessus de l’étendue plate entre la maison et le corral pour te convoquer à ta demi-heure de piano. Elle va en faire une tapette! grommelait ton père à l’intention des cow-boys tandis que tu te faufilais: Lui foutra des jupes bientôt, si je fais pas gaffe. Et il redoublait ses efforts pour t’endurcir. »

« Quand j’avais six ans, me hissant à tes côtés sur le banc du piano, tu m’as raconté l’histoire du chat de Scarlatti. Un jour, Paula, dis-tu, le chat de Scarlatti a traversé délicatement le clavier du clavecin, posant ses pattes de façon à la fois précise et aléatoire, tout les cinq demi-tons environ, et le musicien a composé une fugue avec la mélodie ainsi produite. Voilà, conclus-tu: ça c’est l’amour. »

Un superbe roman qui nous transporte dans un monde qui semble tellement éloigné, différent, comme s’il s’agissait d’un pays lointain. Et pourtant…on ressent un étonnement face au courage que manifestait les pionniers. Imaginez, quitter son Europe natale pour aller vivre au fin fond d’un champ perdu en Alberta avec l’espoir d’une nouvelle vie! Nancy Huston maîtrise à la perfection son style d’écriture et réussit à nous faire vivre une aventure bien spéciale.

#49 El volumen de la ausencia

TITRE: El volumen de la ausencia

AUTEUR: Mercedes Salisachs

Bien que je parle couramment l’espagnol et l’anglais, il reste un petit défi à lire des romans dans ces langues. Je comprends à 99%, mais j’avoue que je dois parfois sortir le dictionnaire! C’est comme ça qu’on apprend et qu’on acquiert du vocabulaire! Alors voilà un autre beau défi, le livre #49 de l’auteure barcelonaise Mercedes Salisachs. On peut le trouver en français si ça vous intéresse.

On y raconte l’histoire d’une femme, Ida, qui apprend qu’elle est atteinte d’un cancer. S’ensuit une rétrospective de sa vie; ses enfants, son mari, son petit monde, mais surtout de son grand amour avec Juan. Juan est un peintre célèbre et aussi l’amant d’Ida. Elle en est éperdument amoureuse, mais à l’époque en Espagne le divorce n’était pas encore permis et encore moins accepté. Elle ne se résout pas à laisser son mari et ses enfants.

Ida se souvient de leurs premières rencontres, de leurs nuits passées à parler de tout et rien, d’un amour infini et si beau. Plusieurs événements ont conduits à la séparation des deux amants et c’est 12 ans plus tard qu’Ida apprend la mauvaise nouvelle: l’horrible cancer. Elle décide donc de retourner voir Juan et de vivre ses derniers mois avec lui. L’histoire tourne donc autour des souvenirs d’Ida et de son cheminement vers la maison de Juan. Au cours du récit, plusieurs intrigues se préparent et on apprend les secrets étonnants de la famille.

Un récit très beau, poétique sur la mort, l’amour, la famille…Salisachs a un style d’écriture très intéressant, différent surtout. Une ambiance de mélancolie s’empare du lecteur, un peu de tristesse aussi, mais parfois une pointe de joie, de beauté dans cette histoire espagnole.

#48 Noces indiennes

TITRE: Noces indiennes

AUTEURE: Sharon Maas

Trois époques, trois continents, trois histoires d’amour. Voilà comment on peut résumer ce livre en une phrase! La beauté de l’histoire est que ces trois amours sont reliés et tout au long du livre on apprendra comment. On y suit l’histoire des jeunes Saroj et Trixie vivant en Guyane Britannique. Les deux jeunes filles devront faire face à plusieurs épreuves. Saroj vient d’une famille indienne exilée dans le pays d’Amérique du sud. Malgré l’éloignement, ses parents professent encore les valeurs et coutumes ancestrales de l’Inde. Elle se sent étouffée, emprisonnée. Heureusement, son amie Trixie, originaire d’une famille africaine, l’aidera à surmonter le tout.

En parallèle, on suit l’histoire de David et Savitri, deux jeunes enfants vivant à Madras, en Inde. David est Anglais, Savitri Indienne. La famille de Savitri est en charge des cuisines de la maison de David. Les deux jeunes jouent ensemble depuis leur plus jeune âge, mais leur relation va plus loin que l’amitié; c’est le grand amour. Ils devront se battre pour défendre leur relation, car dans une Inde en bouleversement (juste avant l’indépendance), il est très mal vu pour les Indiens d’avoir une relation avec les Anglais et vice-versa.

Nous suivons aussi l’histoire du jeune Nat et de son père, médecin anglais vivant dans un petit village indien. Nat a été adopté alors qu’il était tout petit. Il suit les traces de son père pour devenir médecin. Bientôt, il partira étudier en Angleterre où il commencera une nouvelle vie et découvrira plusieurs secrets entourant l’histoire de sa famille.

Je ne vous en dis pas plus, car il ne faut pas dévoiler l’intrigue! En somme, un excellent livre, un magnifique portrait de l’Inde contemporaine et de ses coutumes. Des histoires d’amour bouleversantes et une intrigue bien montée. Premier roman de Sharon Maas, on peut dire que c’est une réussite.

Pour ceux qui l’ont lu, vous verrez beaucoup de liens avec L’équilibre du monde de Rohinton Mistry. Qui s’inspire de qui?

#45 L’orangeraie

TITRE: L’orangeraie

AUTEUR: Larry Tremblay

Comme si le souffle d’un puissante bombe m’avait envoyée dans un autre monde. Voilà comment on se sent à la lecture de ce livre. L’auteur québécois Larry Tremblay présente un livre tristement magnifique.

« Quand Amed pleure, Aziz pleure aussi. Quand Aziz rit, Amed rit aussi. Ces frères jumeaux auraient pu vivre paisiblement à l’ombre des orangers. Mais un obus traverse le ciel, tuant leurs grands-parents. La guerre s’empare de leur enfance et sépare leurs destins. »

On y raconte l’histoire de deux enfants âgés de 9 ans, les jumeaux Amed et Aziz. Bien que le pays où l’histoire se déroule ne soit jamais mentionné, on pense rapidement à un pays du Proche-Orient/Moyen-Orient; les paysages décrits, la situation politique, le nom des personnages, etc. nous permettent de deviner aisément. Lorsqu’une bombe tombe sur la maison de leur grands-parents, voisines à la leur, les jumeaux se verront embarqués dans une histoire de vengeance orquestrée par Soulayed, chef de bande de la région. Le but: procéder à un attentat suicide dans la base ennemie voisine. Le père devra alors choisir entre ses deux fils pour « l’honneur » consenti à sa famille. Mais qui choisira-t-il: le fils malade ou le fils en santé?

Le père a fait son choix, mais la mère n’est pas d’accord et mettra en place un stratagème avec ses fils pour empêcher le drame. Bien sûr, je ne vous révélerai pas les détails!

«Les hommes dans notre pays vieillissent plus vite que leur femme. Ils se dessèchent comme des feuilles de tabac. C’est la haine qui tient leurs os en place. Sans la haine, ils s’écrouleraient dans la poussière pour ne plus se relever. Le vent les ferait disparaître dans une bourrasque. Il n’y aurait plus que le gémissement de leur femme dans la nuit. »

Un livre brûlant, terrible par son histoire, magnifique par l’écriture de l’auteur. Comment peut-on rendre poétique la participation des enfants à la guerre?

Récipiendaire du Prix des libraires du Québec en 2014, ce roman est un grand chef-d’oeuvre que vous devez absolument ajouter à votre liste de cadeaux de Noël!

Frissons garantis

L’Halloween vient de se terminer et déjà novembre et son temps gris est arrivé à nos portes. L’ambiance se prête à un livre bien spécial que j’ai lu il y a déjà plusieurs années. Pourquoi vous en parler maintenant? C’est un roman vraiment marquant.

City of Masks est le premier tome des aventures de Cree Black, une parapsychologue, spécialisée dans les fantômes. La famille Beauforte de New Orleans fait appel à elle, car leur maison familiale semble être avoir des gros problèmes de fantômes. Cree s’y rend en s’attendant à un contrat de routine. Mais New Orleans lui réserve bien des surprises. La maison âgée de 150 ans abrite effectivement un fantôme. Oubliez ici le gentil fantômes style Casper. On a affaire à un esprit extrêmement violent et dangereux. Il se présente sous la forme d’un homme avec un masque de porc et répète sans cesse une bouleversante scène de viol. Cree devra combattre avec toutes les forces dont elle dispose.

Un livre tellement prenant qu’on oublie le temps qui passe. Attention! C’est très très effrayant et même bouleversant. Même après plusieurs années après la première lecture, j’ai encore la chair de poule en y pensant. Pensez à acheter une veilleuse et ne lisez jamais ce livre en étant seul à la maison!

#42 Les héritiers de Stonehenge

TITRE: Les héritiers de Stonehenge

AUTEUR: Sam Christer

Le sous-titre accrocheur « un mystère de 5000 ans enfin révélé » a suffi à ma convaincre à lire ce livre. Cela semblait être une promesse pour un bon thriller historique comme je les aime. Ce roman est certes accrocheur, mais attendez-vous plus à une pause de cerveau plutôt qu’à du suspense et des mystères.

On y raconte l’histoire d’un groupe d’adeptes de la religion des Esprits Sacrés, qui vénèrent les esprits reposant à Stonehenge. Ceux-ci aurait construit un sanctuaire sous la terre près du site historique où ils procéderaient à des sacrifices humains. Suite à la disparition mystérieuse de la fille du vice-président des États-Unis, la police se verra mêlée au dossier. Une jeune policière devra enquêter sur la disparition de la fille ainsi que sur le suicide d’un universitaire important. Les deux affaires s’avéreront être reliées. Et la policière, Megan, suivra une série d’indices la menant à découvrir l’existence de la société secrète des Esprits Sacrés.

Dans ce récit construit de façon très classique, les bons et les méchants sont clairement définis. La mécanique de l’histoire est si simple qu’il n’y a pas de surprise. Les détails historiques un peu douteux, les personnages presque caricaturés, pas de grande oeuvre littéraire ici. Mais…dans l’optique où c’est un roman qui nous fait décrocher de notre quotidien et tout de même divertissant, honnêtement, on se fout un peu qu’il n’y ait pas de grande innovation! La preuve? Ce livre est un best-seller traduit en plus de 30 langues et vendus partout dans le monde.  Un bon roman à amener en voyage, facile à lire, bon format, etc.

#41 Gabrielle

TITRE: Gabrielle

AUTEURE: Marie Laberge

Premier tome de la trilogie Le goût du bonheur de l’auteure québécoise Marie Laberge, Gabrielle raconte l’histoire d’une jeune mère de famille et de son entourage. On est plongé dans la ville de Québec dans les années 1930. Gabrielle est une mère au foyer qui s’occupe de ses 5 enfants tout en étant impliqué dans plusieurs oeuvres de charité. En effet, le Québec fait alors face à une grave crise économique. Le climat politique est également teinté par une guerre imminente en Europe.

Par contre, le coeur du récit est plutôt la vie de famille de Gabrielle. Ses 5 enfants ayant chacun leur personnalité, désirs et problèmes. Son mari, Edward, et leurs amis Paulette et Nic en plus du reste de la famille sont aussi omniprésent. Gabrielle ressent un profond désir de changer les choses, d’aider son prochain. Elle sera entraînée dans une bataille pour les droits des femmes. Pensons qu’à cette époque, les femmes n’avaient pas encore obtenu le droit de vote au Québec. Elle mettra sur pied un centre d’aide aux enfants pauvres qui, par extension, aidera aussi leurs mères.

Une famille heureuse oui, mais qui devra faire face aux multiples préjugés d’une société contrôlée par l’Église. Gabrielle a marié un anglais protestant, oh scandale! Gabrielle donne le couvert aux enfants irlandais dans son centre, oh scandale! Gabrielle utilise des moyens de contraception, oh scandale!

Tranquillement, le récit fait plus de place à la jeune Adélaïde, fille aînée de Gabrielle. Elle devra faire face à plusieurs épreuves. Le deuxième tome de la trilogie lui est d’ailleurs consacré.

Un roman qui mélange joyeusement les thèmes de la famille, l’amour, l’amitié, l’enfance, la maladie et j’en passe. Un classique québécois à lire absolument!

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