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#37 L’équilibre du monde

TITRE: L’équilibre du monde

AUTEUR: Rohinton Mistry

Ce roman prend place en Inde, plus exactement à Bombay, dans les années 1970 et 1980. Alors que le pays est secoué par d’importants changements politiques et sociaux, l’auteur nous amène à découvrir le monde de plusieurs personnages vivant dans le même quartier de la ville. Om et Ishvar les tailleurs, Dina la veuve et Maneck l’étudiant sont les points centraux de l’histoire, mais autour d’eux évoluent bien d’autres gens. Issus de milieux sociaux très différents, le destin les amène à partager un appartement. Parmi toutes les péripéties que connaîtront les personnages, plusieurs sont dramatiques. On y comprend la pauvreté et l’injustice qui faisait rage en Inde à cette époque.

Ce livre m’a plongé dans un monde que je connaissais trop peu. On parle ici d’une véritable fresque sociale où l’Inde contemporaine nous est démontrée à travers les différentes couches de la société. On ne peut passer inaperçu le talent de l’auteur pour décrire la nature humaine avec des mots foisonnants d’originalité et une plume entremêlant les expressions indiennes et anglaises. Un grand classique à ajouter sans plus tarder à votre liste de cadeaux de Noël!

« Les discours débordaient de promesses de tous ordres et de toutes dimensions : écoles neuves, eau potable, assistante médicale ; terres pour les paysans qui n’en avaient pas, au moyen de la redistribution et de l’application plus stricte de la loi sur le plafonnement de la terre ; promesses d’une législation puissante pour punir toute discrimination et tout harcèlement des basses castes par les hautes castes ; promesses d’abolir le travail à la chaîne, le travail des enfants, le sati, le système des dots, le mariage des enfants.

« Il doit y avoir des tas de lois en double dans notre pays, dit Dukhi. À chaque élection, ils parlent de voter les mêmes que celles qu’ils ont votées vingt ans auparavant. Quelqu’un devrait leur rappeler qu’ils doivent les faire appliquer. »

« Le temps est le fil qui ligote nos vies en paquets d’années et de mois. Ou un élastique qui s’étire selon le bon vouloir de notre imagination. Le temps peut être le joli ruban qui orne les cheveux d’une petite fille. Ou les rides sur un visage, ou celui qui vole le teint et les cheveux de votre jeunesse. » Il soupira et sourit tristement. « Mais pour finir, le temps est un noeud coulant passé autour du cou, qui vous étrangle lentement. »

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  1. Mon numéro 1…. Quel livre ! Il avait été recommandé il y a plusieurs année par Pierre Foglia dans La Presse. J’ai rarement été déçue des recommandations de M. Foglia mais celle-ci reste pour moi la meilleure.

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  2. Pingback: #48 Noces indiennes | La bibliothèque de Chloé

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