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#17 Une gourmandise

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TITRE: Une gourmandise

AUTEURE: Muriel Barbery

L’auteure de Une gourmandise, Muriel Barbery, m’a conquis il y a plusieurs années lorsque j’ai reçu en cadeau son roman L’élégance du hérisson, magnifique oeuvre à ajouter absolument à votre liste de lecture.

Dans Une gourmandise, on suit l’histoire d’un critique culinaire, le plus grand de tous, dont la réputation dépasse les frontières de sa France natale. Lorsque son médecin lui annonce qu’il va mourir le lendemain, il se met en quête d’une saveur oubliée, un vague souvenir d’un plat de son enfance qu’il aimerait retrouver avant de partir. Chaque chapitre du livre amène un différent souvenir culinaire. Dans certaines parties du livre, le narrateur change et devient la femme, le fils, l’ami, le voisin ou autre du grand critique. On connait donc le point de vue des principales personnes partageant la vie du critique.

Le style d’écriture de Muriel Barbery est magnifique. Elle utilise des mots recherchés, des tournures de phrases poétiques qui transforment  une simple description culinaire en une aventure pour les papilles et les yeux.

« Si le pain se « suffit à lui-même », c’est parce qu’il est multiple, non pas en ses sortes particulières mais en son essence même car le pain est riche, le pain est plusieurs, le pain est microcosme. En lui s’incorpore une assourdissante diversité, comme un univers en miniature, qui dévoile ses ramifications tout au long de la dégustation. L’attaque, qui se heurte d’emblée aux murailles de la croûte, s’ébahit, sitôt ce barrage surmonté, du consentement que lui donne la mie fraîche. Il y a un tel fossé entre l’écorce craquelée, parfois dure comme de la pierre, parfois juste parure qui cède très vite à l’offensive, et la tendresse de la substance interne qui se love dans les joues avec une docilité câline, que c’en est presque déconcertant. Les fissures de l’enveloppe sont autant d’infiltrations champêtres : on dirait un labour […]
À l’intersection de la croûte et de la mie, en revanche, c’est un moulin qui prend forme sous notre regard intérieur ; la poussière de blé vole autour de la meule,
 l’air est infesté de poudre volatile ; et de nouveau changement de tableau, parce que le palais vient d’épouser la mousse alvéolée libérée de son carcan et que le travail des mâchoires peut commencer. »

Une gourmandise est une oeuvre que vous devez définitivement lire, mais attention, ça donne faim!

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